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Emma Tremblay-Bilodeau

Propriété Rive-Sud
Rive-Sud de Montréal
Vente, achat et évaluation de propriétés

Certificat de localisation, ce que tout vendeur doit savoir

3 min de lecture
Façade de maison beige avec volets et aménagement paysager
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C’est souvent la surprise de dernière minute qui fait grincer des dents : le notaire réclame un certificat de localisation à jour, et le vôtre dort dans un tiroir depuis quinze ans. Sans ce document conforme, la signature de la vente ne peut pas avoir lieu. Autant s’en occuper tôt. Le certificat de localisation est un document légal produit par un arpenteur-géomètre, et il concerne directement le vendeur. Voici l’essentiel.

À quoi il sert

Composé d’un rapport et d’un plan, il donne l’état de santé de votre propriété par rapport aux titres, au cadastre et aux règlements. Il révèle les limites exactes du terrain, l’emplacement des bâtiments, les servitudes, les empiétements éventuels et les non-conformités, par exemple un cabanon trop près de la limite ou une piscine mal située. Pour l’acheteur, c’est une protection; pour vous, c’est la preuve que vous vendez ce que vous annoncez. Au Québec, le Code civil oblige d’ailleurs le vendeur à remettre le certificat qu’il possède.

La règle des dix ans, et son coût

Un certificat n’a pas de date d’expiration fixe, mais deux situations imposent d’en refaire un. D’abord, toute modification à la propriété depuis sa production : ajout d’une piscine, d’un garage, d’une clôture, agrandissement. Ensuite, l’ancienneté : au-delà d’environ dix ans, le notaire en exigera généralement un nouveau, en raison de la prescription de dix ans prévue au Code civil. Côté budget, le tarif suggéré par l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec pour 2026 tourne autour de 1 630 $ pour une maison unifamiliale. Et il faut de la patience : comptez un délai de quatre à huit semaines, plus long au printemps et à l’été.

Questions fréquentes

Qui paie le certificat de localisation ?

Le vendeur, en règle générale, puisque la loi l’oblige à fournir un document à jour. Exception : si l’acheteur exige un nouveau certificat alors que l’actuel est conforme et sans changement, les frais peuvent lui revenir.

Mon certificat a plus de 10 ans, dois-je le refaire ?

Très probablement. Le notaire en exigera un nouveau en raison de la prescription de dix ans, même si rien n’a changé sur la propriété.

Combien de temps pour en obtenir un ?

En moyenne quatre à huit semaines. Faites la demande dès que vous décidez de vendre, car le notaire doit en avoir copie avant la signature.

Combien ça coûte ?

Environ 1 630 $ pour une unifamiliale en 2026, selon le tarif suggéré de l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec, variable selon la complexité.

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Emma Tremblay-Bilodeau

Courtier immobilier résidentiel et commercial chez RE/MAX Futur, à Châteauguay, depuis 2010. Emma accompagne les vendeurs de la Rive-Sud de Montréal, avec une attention particulière pour les transitions de vie.

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